Alice Guy Blache by Emmanuelle Gaume with Alexandra Lamy

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jeudi 17 octobre 2019

Alice Guy Blache 1956 She Invented the Movies

Alice Guy-Blache, la Ire femme metteur en scene. — Vous êtes bien jeune, mademoiselle, pour occuper un poste aussi important. — Ne craignez rien, monsieur, cela me passera ! Telle fut la repartie que M. Leon Gaumont, alors fonde de pouvoirs du Comptoir General de Photographie, recevait a bout portant un beau jour de 1894. Son interlocutrice etait une frele jeune fille de dix-neuf ans, au regard decide, qui briguait la place de secretaire du patron. Elle s'appelait Alice Guy. Elle fut engagee. Deux ans plus tard, Gaumont, ayant rachete le Comptoir, s'interesse au cinematographe naissant. Les freres Lumiere l'ont invite en mars 1895, ainsi que sa bouillante petite secretaire, a la fameuse seance de la Société de Photographie ou ils presentent le premier film : « La sortie des Usines Lumiere ». Gaumont a depuis construit ses propres appareils. Ses operateurs et ceux des Lumiere (qui arreteront leur exploitation en 1898) mitraillent a la ronde les scenes de la rue : arrivees de trains, defiles militaires, etc... Le premier emerveillement passe, cela devient monotone. La petite Alice Guy, qui a l'esprit vif, declare a son patron : — II faudrait tourner des petits sketches, avec costumes, mise en scene, etc... — Bonne idee, repond Gaumont. Occupez-vous en donc. Ce cinematographe est tout a fait du travail pour jeune fille !

Alice Guy avise une plateforme goudronnee a ciel ouvert en bordure des ateliers Gaumont, mobilise les services d'un peintre en eventails qui habite dans le voisinage, ecrit un scenario, trouve des acteurs benevoles, s'adjoint un operateur, plante un decor en carton découpé et peint. Et en route ! Voila le premier film a scenario tourne aux ateliers Gaumont: « La fee aux choux ». II a 30 metres et la pellicule 60 mm. de large. Nous sommes en 1896. La Française Alice Guy vient de prendre date pour se classer premiere femme metteur en scene du monde. Interrogee sur son titre, bien des annees apres, par le fils, de son ancien patron, M. Louis Gaumont, elle lui ecrit : « ... Je pense que les Lumiere, avec L'arroseur arrose, sont les premiers metteurs en scene ; je ne revendique que le titre de premiere femme metteur en scene, auquel je fus seule, pendant 17 ans, a avoir droit ». Pendant les annees qui suivent La fee aux choux Alice Guy met en scene pour la maison Gaumont plus de cent films. De ceux-ci il ne reste malheureusement que les titres des catalogues, des photos et quelques fragments, dont ceux d'une Passion qui fut en France l'ceuvre la plus importante et la plus grave d'Alice Guy et que l'on vient de retrouver en Allemagne. II est probable que l'interet que suscitent dans le public, enfin averti, l'étonnante carriere et la personnalite d'Alice Guy, va contribuer a faire sortir ses films de leurs poudreuses cachettes. Alice Guy, metteur en scene chez Gaumont, voyait ses films inscrits au catalogue de la maison. Ils n'etaient que rarement presentes au public sous son nom, exception faite de cette Passion, film de 800 metres, avec 21 decors et une vaste figuration, dont elle possede encore toutes les photos. Devenue prematurement veuve en 1922, elle rentra en France apres avoir liquide son studio de New-Jersey, mais le monde du cinema se montra peu enclin a faire place a cette revenante. Brisee par la perte de son mari et le bouleversement de sa vie, Alice Guy ne pensa plus qu'a elever ses enfants. En femme de devoir simple et courageuse, elle rentra dans l'obscurité que tout le monde semblait si bien s'accorder a lui laisser en partage. Elle en sort aujourd'hui avec un peu d'etonnement. Charmante vieille dame qui a garde toute sa vivacite d'esprit, elle habite un sixieme ensoleille non loin de l'Opera. La Cinematheque Française a fete recemment ses 85 printemps. Au cours de la reception donnee en son honneur, M. Louis Gaumont a pris la parole pour dire ce que fut son ceuvre. Elle n'a pas aujourd'hui de plus zélé champion que le fils de son ancien patron. Demandez un jour dans un club de cinema de quand date le premier film parlant. Alice Guy-Blache peut vous repondre, car c'est elle qui l'a tourne en 1902. Cela s'appelait dans ce temps-la des « phonoscenes » : on enregistraitd'abord la voix sur rouleau de cire, puis le phonographe etant synchronise avec la camera, on procedait a l'adaptation des gestes sur les paroles : procédé inverse de celui du doublage actuel. II existe une magnifique photo a contre-jour montrant, au fond, sur une scene eclairee par des projecteurs a arc, la cantatrice Rose Caron jouant une scene de Mignon, tandis qu'on distingue en ombre chinoise 1'immense pavillon d'un phonographe a rouleau et une camera entre lesquels se dresse, toute mince, l'intrépide petite silhouette d'Alice Guy, reglant la mise en scene. — Ah ! nous dit Alice Guy-Blache en nous montrant sa collection unique de photographies, les artistes de ce temps-la avaient la fierte de la conscience professionnelle ! Un jour, Rose Caron, pendant qu'elle jouait une scene de Mignon deja enregistree, posait le pied sur un charbon incandescent qui avait saute d'une lampe a arc. Souffrant horriblement, elle joua la scene jusqu'a la fin et s'evanouit. Si je m'en etais aper<,:ue, j'aurais fait interromprej^la prise de vues, mais elle n'avait pas voulu, « pour si peu », dit-elle, nous faire recommencer le travail. Alice Guy a mis en scene et dirige, tantot seule, tantot avec des assistants qu'elle choisissait elle-meme, une centaine de ces « chronophones » parmi lesquels plusieurs operacomiques et operettes, et des chanteurs comiques comme Mayol, Dranem, Polin. Le comique faisait prime a l'epoque dans ces courtes bandes que Pathe et Gaumont produisaient a la douzaine et les artistes « serieux )) y regardaient a deux fois avant de se commettre avec la nouvelle invention. Caruso, pressenti, accepta, puis se ravisa. C'etait le temps ou le cinema connaissait de beaux jours dans les baraques foraines et Alice Guy-Blaché, dont les films comiques etaient fort apprecies, a la-dessus de bien pittoresques souvenirs qu'elle racontera, nous l'espérons, dans les memoires qu'elle est en train d'ecrire et dont un editeur avise ne tardera certainement pas a s'emparer. Loin de se terminer avec son mariage en 1907, la carriere d'Alice Guy devenue Mme Blache, prenait un nouvel essor. Son mari ayant ete nomme agent de la maison Gaumont aux Etats-Unis, qu'allait faire cette dynamique petite femme de son temps et de ses energies disponibles ? C'est bien simple : elle fit construire son propre studio a Fort Lee, dans le New-Jersey, non loin de NewYork, et se mit a tourner des films. Scenariste et metteur en scene, et de plus proprietaire de la firme Solax Co qu'elle a fondee, elle realise jusqu'en 1918 environ deux cents films dont un grand nombre de titres nous ont ete conserves. Elle y dirige les vedettes de l'epoque : Bessie Love, Julia Moore, Dolores Costello, Nazimova, Olga Petrova, Ethel Barrymore, Tom Mix. Son mari, a la fin de son contrat avec Gaumont, vient se joindre a elle. Alice Guy-Blache est bien connue a cette epoque dans tout le monde du cinema americain : elle est en relations amicales avec Griffith. Elle lutte dur au milieu des intrigues et des embuches qui commencent a se dresser sous les pas des pionniers avec la naissance des grandes compagnies. Pendant dix-huit mois la Metro a vecu de la production de la Solax. Ses autres films etaient distribues par la First Nation, aujourd'hui reprise par Warner, la World Pathe, etc... Puis vient l'intrusion des grandes combinaisons financieres dans l'industrie du cinema, le commencement de 1'exode vers la Californie et la naissance d'Hollywood, la mort d'Herbert Blache... La courageuse petite veuve   se sent trop desarmee : elle abandonne la partie, elle rentre en France, en France ou elle a tant fait pour le cinema et ou on ne veut plus d'elle... Et tombe le rideau de l'oubli tandis que
disparait définitivement pour le cinema « l'age de l'innocence ».

She Invented the Movies

vendredi 11 octobre 2019

La Pionera Alice Guy Blache Una historia muy interesante contada de una forma muy aburrida y farragosa. La historia desconocida de Alice Guy Blache by Miss P Green. Hollywood

Una historia muy interesante contada de una forma muy aburrida y farragosa. La historia desconocida de Alice Guy Blache by Miss P Green. Hollywood


  • 1

    • Una historia muy interesante contada de una forma muy aburrida y farragosa.
  • El documental es innecesariamente largo para contar la historia de Alice Guy . Cuenta hechos superfluos a una velocidad que confunde al espectador y la aparición de tantos personajes no deja espacio para asimilar su procedencia y la relación con la cineasta. Se hubiera podido transmitir mucho más reduciendo la información y relajando el ritmo.
    Tiene narices que una película para reivindicar a una figura tan importante para la historia del cine se parezca más a un documental de sobremesa al estilo de Crímenes Imperfectos que al cine. He aquí un magnífico ejemplo de cómo una causa noble está llevada a cabo con unos medios nefastos. Una pena que a pocos parezca importarle esto y no falten los elogios hacia la película o las buenas notas en Filmin. Cómo vamos a hablar mal de una causa tan valiosa, pensarán. Estoy indignada. Si Alice Guy pudiese hablar, espero que lanzase un escupitajo a esta película.. Alba Steiner #lapionera #aliceguy #aliceguyblache #aliceguylapionera #madredelcine #motherofcinema 
  • Une histoire très intéressante racontée de manière très ennuyeuse et lourde.
    Le documentaire est inutilement long pour raconter l'histoire d'Alice Guy. Il raconte des faits superflus à une vitesse qui déroute le spectateur et l'apparition de tant de personnages ne laisse aucun espace pour assimiler leur origine et leur relation avec la cinéaste. Cela aurait du être transmis en réduisant l'information et en ralentissant le rythme.
    Il semble qu'un film revendiquant un personnage aussi important pour l'histoire du cinéma ressemble davantage à un documentaire d'entreprise à la manière du crime imparfait que du cinéma. Voici un exemple magnifique de la façon dont une noble cause est menée à bien par des moyens néfastes. Dommage que peu de gens semblent s'intéresser à cela et que les éloges pour le film ou les bonnes notes dans Filmin ne manquent pas. Comment allons-nous parler mal d'une cause aussi précieuse. Je suis indigné Si Alice Guy pouvait parler, j'espère qu'elle cracherait sur ce film. Alba Steiner
  •  A very interesting story told in a very boring and heavy way.
    The documentary is unnecessarily long to tell the story of Alice Guy. It tells superfluous facts at a speed that confuses the viewer and the appearance of so many characters leaves no space to assimilate their origin and their relationship with the filmmaker. This should have been conveyed by reducing information and slowing down the pace.

    It seems that a film claiming a character so important to the history of cinema is more like a corporate documentary in the manner of imperfect crime than cinema. Here is a magnificent example of how a noble cause is carried out by harmful means. Too bad that few people seem interested in this and that the praise for the film or the good notes in Filmin are not lacking. How are we going to speak badly of such a precious cause? I'm outraged If Alice Guy could talk, I hope she spit on this movie. Alba Steiner
    Sé natural: la historia no explicada de Alice Guy-Blaché (Documentary)

La plupart des films  d’Alice Guy sur le net ne sont pas diffusés par Lobster Films, mais ont été simplement volés à Lobster et/ou Gaumont. Nous le regrettons. Concernant la datation, les historiens suivent tous l’expertise de Gianati, qui est tout sauf un plaisantin en matière d’histoire du cinéma. Selon nous, son argumentation est parfaitement étayée, et n’en déplaise aux défenseurs de l’idée qu’Alice Guy ait été une réalisatrice avant que ce mot ne signifie quelque chose (en 1896), les faits sont têtus et interdisent de croire cette hypothèse. L’histoire moderne permet d’aller bien au delà du simple enregistrement de témoignages qui faisait foi dans les années 60 : Maurice Gianati  n ’invente rien, il dit ce qui est, et aucun contre argument ne nous semble véritablement tenir. 
Alice Guy a bien commencé en 1903,
 c’est déjà extraordinaire, et ses films sont formidables.
Serge BROMBERG
In Be Natural 
The Untold Story of Alice Guy Blache